Hip Hop Management

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Faut-il liquider les associations académiques de management ?

Parfois, un titre se suffit à lui-même et contient en lui-même la réponse à la problématique soulevée. Puisque, comme dans toutes les familles, il y a des secrets sur lesquels il serait inutile de s’étendre, on préfère simplement poser cette question : quand les réunions de famille n’amusent plus personne, qu’elles ne sont que la reproduction routinière d’un « passé qui passe de moins en moins », alors n’est-il pas temps d’inventer autre chose, d’autres technologies… ? C’est précisément ce que souhaite faire la revue française de gestion avec « les manifestations de la RFG ».

Quand la recherche en gestion s’auto-organise…

Le 27 septembre 2017 s’est ainsi tenue la « vitrine inaugurale » de la RFG. Des vidéos, de nombreux papiers dans The Conversation France, on espère que vous avez apprécié.

La prochaine « vitrine RFG », ce sera le 24 octobre sur le thème « recherche, médias et journalisme », en liaison avec la parution prochaine d’un dossier spécial très attendu de la Revue française de gestion : « entre audit, impact et performativité de la recherche : retrouver du sens ? » (attention : inscriptions obligatoires ici).

Puis viendra l’heure du festival inaugural de la Revue française de gestion : « Finance, stratégie, gouvernance : 40 ans de Revue française de gestion » qui se tiendra le 17 novembre 2017 à Grenoble, en partenariat avec The Conversation France, le CERAG et l’IAE de Grenoble (accueil à partir de 14 h, réservez dès à présent la date).

… entre gens bien

Avec ces premières réalisations, on confie déjà une satisfaction : alors que le monde « professionnel » – auquel les chercheurs sont trop souvent et vulgairement culpabilisés de s’adresser insuffisamment – estime ne plus rien avoir à partager avec ces énergumènes, lorsqu’ils n’ont « rien vu, rien su, rien entendu », au moment précis où ils étaient en train de se « goinfrer comme jamais », oui voici bien le premier des motifs de se réjouir !

Et nous allons donc continuer à nous organiser sur le mode « pour nous, par nous », entre gens bien. Parce que cela reste le meilleur moyen de tracer la ligne entre une vraie revue d’intention scientifique et ces journaux qui n’ont plus rien d’indépendant et se targuent d’établir, par exemple, le « best of du CAC 40 de la transformation digitale » (sic !).

Puisqu’ils osent tout, que c’est même à ça qu’on les reconnaît, la question est donc bel et bien désormais : combien de temps les chercheurs en management vont-ils continuer à se cacher derrière leur petit doigt avant d’écrire leur propre « défaite de famille » ? Ce genre de texte merveilleux, où on pourrait lire tous les motifs qui justifieraient de balancer les « associations académiques », leurs revues et les classements qui les nourrissent (CNRS, FNEGE et autres HCERES…) par la fenêtre.

Voici « La fête est finie », un nouvel album sublime, signé OrelSan, dont l’humour rappelle que l’indépendance n’est jamais acquise, qu’elle se gagne. En assénant aussi, quand on a pour mission de montrer l’exemple, un bon vieux coup de pied au cul. Y compris – surtout ? – à ses proches.