Professeur émérite en psychologie, Université de Rouen Normandie

Psychologue de formation, j'ai travaillé en psychiatrie jusqu'à 1992. J'ai ensuite été maître de conférence des universités (MCU) puis professeur à l'université de Rouen. J'y enseignais la psychopathologie, abordant notamment les questions de psychose, perversion et psychopathie, mais aussi les violences intra-familiales (maltraitance, inceste) et les problématiques familiales, tirant une partie de mes travaux de ma pratique en psychiatrie et comme expert judiciaire.

Parallèlement j'ai été syndicaliste, vice-président d'une association d'aide aux victimes, créateur d'un espace-rencontre, membre puis président du conseil d'administration d'une association régionale de protection de l'enfance.

Comme universitaire j'ai notamment dirigé un laboratoire (PRIS Clinique et Société 2003-2007) et l'UFR sciences de l'homme et de la société (2009-2013).
Mes travaux ont porté sur la maltraitance des enfants, sur l'expertise judiciaire (examen des enfants victimes notamment), sur les agresseurs violents et le traumatisme (y compris dans le harcèlement au travail).
Ils ont donné lieu à des publications comme Enfance en justice (2012), Victime : actes et silences (1995), Psychologie légale (2003), L'amour infanticide (2014) et de nombreux articles, communications et chapitres autour de l'expertise pénale.

Pour autant je ne me réclame pas de la psychocriminologie comme certains, mais davantage d'une criminologie clinique tenant compte des apports de la sociologie, de la psychologie sociale, de l'anthropologie. Un ministre et quelques médias m'ont cherché une mauvaise querelle en 2005 au second procès d'Outreau parce que j'ai protesté contre le tarif minable (et qui l'est resté à ce jour ! ) des expertises. Ils furent renvoyés dans les cordes sèchement par une Cour d'Appel qui a constaté que j'avais expertisé seulement les 4 enfants au centre de cette affaire pour lesquels 4 personnes ont été condamnées ... et que le droit à la polémique n'a rien à voir avec la qualité du travail. Lesdits médias et autres oubliaient aussi que je suis à ce jour le seul à avoir produit (en 2002) une recherche systématique sur les fausses allégations pour ledit ministère de la justice. Le contenu de mes articles sur l'expertise des enfants victimes est largement repris dans les manuels qui aujourd'hui traitent de ce sujet. Sans compter que j'ai, avec quelques collègues, fait introduire la psychologie légale dans le code de procédure pénale.

Experience

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    Professeur émérite en psychologie, Université de Rouen Normandie