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La Conversation a deux ans

Ça y est, La Conversation Canada a soufflé ses deux chandelles.

Notre média, qui donne la parole aux universitaires afin qu’ils apportent leurs expertises et leurs connaissances, a connu une année exceptionnelle. Notre lectorat a augmenté de 250 %, ce qui n’est pas banal.

De novembre 2019 à novembre 2020, en effet, nous avons enregistré 10 millions de pages vues (contre 2,8 millions l’année précédente), un score que nous n’aurions jamais cru possible atteindre en si peu de temps.

Près de 250 professeurs provenant de nos universités membres ont publié des articles. Et quels articles !

Bien sûr, la Covid-19 a dominé l’actualité en 2020.

La pandémie a créé chez nos universitaires une urgence d’intervenir, de communiquer au plus grand nombre leurs savoirs. Tous les aspects liés à cette crise, qu’ils soient médicaux, sociaux, éducatifs ou psychologiques, ont été couverts. Nous avons suivi, depuis mars, toutes les promesses liées aux vaccins, depuis ses balbutiements dans le laboratoire du Dr Gary Kobinger, à l’Université Laval, que nous a rapporté un jeune doctorant, jusqu’à l’annonce de Pfizer, en novembre, qui a — enfin — fait voir la lumière au bout de ce long tunnel. Une autre doctorante, Aïssatou Aïcha Sow, de l’INRS, a alors fait un bilan — très lu, tant au Québec qu’au Canada anglais — de tous les vaccins rendus à la ligne d’arrivée, et ceux que les Canadiens allaient recevoir dans les semaines et les mois qui viennent.

On a abondamment parlé des masques, des mesures de distanciation physique — et non pas sociale —, du sort terrible réservé à nos personnes âgées, des inégalités créées et exacerbées par cette pandémie, de la nouvelle réalité du télétravail, et on a beaucoup parlé d’éducation. De ceux et celles qui sont au front pour s’occuper des plus petits et enseigner aux plus grands, de l’enseignement à distance, et de l’impératif de maintenir les écoles ouvertes, coûte que coûte, car l’enjeu est trop important. Soulignons l’apport exceptionnel des chercheurs de l’UQAM et de l’UQ dans la gestion de l’éducation dans cette crise.

Mais il n’y a pas eu que la Covid !

Parmi les articles les plus lus cette année, mentionnons celui sur un parasite mangeur de chair transporté par les chiens, qui a fait plus de 600 000 vues, des ratés des chirurgies réfractives au laser, écrit par un de nos auteurs les plus prolifiques, Langis Michaud, de l’Université de Montréal. On a parlé des femmes en politique et du fameux plafond de verre, des ravages du racisme, et je termine avec cet article sur les impacts des changements climatiques sur l’Océan Arctique, écrit par des chercheurs de l’Université Laval et de l’UQAR, qui amorce une série mondiale sur les océans, qui se poursuivra dès le début janvier.

Nous sommes une petite équipe à Montréal : Kathy Noël, ma co-éditrice, nos traducteurs, Joanna Gruda, Suzanne Dansereau et Nelson Wyatt, et dès janvier, un nouveau gestionnaire en développement d’audience, dont la responsabilité sera d’accroître le rayonnement de La Conversation, se joindra à nous. Mais nous avons la chance de compter sur notre réseau global, à commencer par l’équipe du Canada anglais, avec Scott White, Hannah Hoag et Lisa Varano à leur tête. Merci à tous d’enrichir notre contenu par des articles venus de partout dans le monde.

La Conversation a démontré qu’en ces temps difficiles et incertains, elle apportait l’expertise, les faits et les points de vue éclairés des universitaires québécois. Une arme contre la désinformation et les fausses nouvelles de toutes sortes.

Nous croyons fermement que le modèle unique de La Conversation, et de tout le réseau global dont elle fait partie, est une des voies d’avenir pour la promotion des faits et de la science.

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