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Les « belles histoires » de nos auteur·e·s : « Les jeunes de PoliCité ont animé un atelier à l'Unesco »

Des jeunes de PoliCité échangent avec des membres de la brigade de prévention de la délinquance juvénile de l'Yonne, lors de la 1ère conférence de consensus de Vaulx-en-Velin, en 2018. Author provided

À l’occasion de nos cinq ans, nous avons demandé à cinq de nos auteur·e·s de partager avec nous quelques « belles histoires » autour de leur collaboration avec The Conversation France. Aujourd’hui, Anaïk Purenne, sociologue, chargée de recherche à l’Université de Lyon/ENTPE-l’école de l’aménagement durable des territoires –, raconte le retentissement de ses articles sur la police auprès des professionnels et des pouvoirs publics.


« Avec mes collègues, j’ai à ce jour publié trois articles dans The Conversation autour de l’idée de politiques de sécurité plus participatives : un premier le 10 avril 2019 (avec Hélène Balazard), un second le 3 février 2020 (avec Anne Wuilleumier) et le dernier le 15 juillet 2020 (avec Marie-Hélène Bacqué, Hélène Balazard, Marion Carrel et Julien Talpin). Chacun de ces articles vise à analyser et diffuser les expérimentations menées dans le cadre de PoliCité, en particulier la conférence citoyenne de consensus organisée en décembre 2018 à Vaulx-en-Velin, une ville connue pour les émeutes qui se sont déroulées en octobre 1990 suite au décès de Thomas Claudio, 21 ans, percuté par une voiture de police. Malgré le volontarisme des pouvoirs publics, la stigmatisation de la ville et de ses habitants perdure dans les médias.

C’est dans ce contexte que la recherche participative PoliCité a été initiée en 2016. À travers cette initiation à la recherche, il s’agissait de collecter des récits d’expériences discriminatoires et de permettre aux habitants de faire entendre leur voix. Chemin faisant, le projet s’est recentré sur les tensions entre la police et les jeunes dans les quartiers populaires, avec pour enjeu d’améliorer ces relations et de démocratiser les politiques policières.

Entre le premier et le dernier article parus dans The Conversation, de nombreuses sollicitations sont intervenues de la part de médias (TF1 et France3, Libération, La Croix, Politis, Rue89 Lyon, La Gazette Santé Social, Le Monde) ou d’institutions publiques (Gendarmerie Nationale, Défenseur des droits, Unesco, etc.).

Cette démarche a aussi rencontré des attentes de changement de la part de professionnels à qui nous avions transmis le 1er article de The Conversation. En décembre 2019, la Brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) de l’Yonne décide ainsi d’organiser une conférence de consensus sur les questions de sécurité.

La valorisation de cette démarche participative est en cours au sein de la Gendarmerie Nationale, notamment grâce à la médiatisation de cette expérience (dont l’article paru le 3 février 2020 dans The Conversation).

PoliCité a été présenté au 5e séminaire de l’IPCAN (Indépendant Police Complaints Authorities’ Network) organisé par le Défenseur des droits et l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, en octobre 2019.

Les jeunes de PoliCité ont enfin animé un atelier dans le cadre de la 1re master class sur le racisme et les discriminations organisée le 7 novembre 2019 par l’Unesco, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et le Musée de l’Homme.

Ce sont les multiples échos dans le champ médiatique, institutionnel et académique qui ont nourri la proposition sur une convention citoyenne à l’échelle nationale qui est développée dans le dernier article que nous avons publié dans The Conversation.

Une piste d’action aujourd’hui examinée de près par des municipalités nouvellement élues qui cherchent à renouveler l’action publique en matière de sécurité et de tranquillité publique. À suivre… »

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