Pourquoi j’écris pour The Conversation France (2)

Les auteurs partagent leur passion pour The Conversation France. CC BY-SA

Deuxième volet des contributions de nos auteur·e·s qui vous disent pourquoi ils et elles écrivent, de plus en plus, pour notre média. Vous aussi, placez-vous au cœur de notre aventure et devenez lecteurs-adhérents afin d’échanger avec nous et de suggérer vos idées.


Nathalie Devillier, professeur de droit, Grenoble École de Management (GEM)

« Enfin un espace de communication avec le public réactif et relayé dans les meilleurs médias ! Ouverte à tous et diffusée gratuitement, ma chronique JuriGeek sur The Conversation me permet de partager mon expertise (et ma curiosité) en droit des nouvelles technologies, de réagir à chaud face à des sujets d’actualité et d’échanger avec mes lecteurs qui l’enrichissent par leurs commentaires. Surtout, les éditeurs de rubriques sont très pro, ils savent mettre en exergue mes propos et favoriser leur « découvrabilité » pour le grand public et les médias. Ainsi, une de mes chroniques a servi de point d’entrée pour une émission du programme Affaires étrangères sur France Culture. Je me suis retrouvée interviewée par notre Christine Ockrent nationale !Publier un article sur The Conversation, c’est une chance unique pour provoquer une réflexion tout en préservant son indépendance d’esprit. »

Sylvie Pierre, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication/Centre de recherche sur les médiations, Université de Lorraine

« J’ai toujours été attachée à la diffusion du savoir. Editrice de programmes à la 5e chaîne, chaîne de la connaissance et du savoir, j’ai produit de nombreuses émissions dans les champs de la santé et du social visant à décrypter l’information et à donner à penser au téléspectateur.

Écrire pour The Conversation participe de cette volonté de la diffusion pédagogique et de l’accessibilité des résultats de mes recherches et des connaissances scientifiques ainsi produites. Dans un monde où l’information se complexifie et est soumise à toutes sortes de manipulations et fake news, The Conversation correspond à l’idée que je me fais de la démocratisation de la diffusion du savoir, considéré comme un bien commun. Rendre accessibles nos travaux est d’ailleurs une des missions essentielles des enseignants-chercheurs. Mes champs de recherche : médias et questions vives (éducation à la santé, à la citoyenneté, aux médias, à la laïcité, à l’esprit critique…) sont l’objet de nombreuses controverses dans l’espace public voire de manipulations de l’information. De plus, la médiatisation de ces questions s’inscrit souvent dans le présent oubliant l’analyse nécessaire du temps long. C’est pourquoi publier dans The Conversation participe d’un engagement citoyen et d’une posture éthique visant à permettre à toute personne d’accéder aux savoirs. »

Divina Frau-Meigs, professeur des sciences de l’information et de la communication, Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3 – USPC

« The Conversation me procure l’opportunité de contribuer à la révolution numérique dans ce qu’elle a de plus jubilatoire, à savoir la libération de l’information, y compris et surtout celle issue de la recherche. À une période où l’université tend au repli et où tout chercheur se doit de publier des articles dans des revues spécialisées, The Conversation est un instrument d’engagement dans la citoyenneté numérique, renouvelant l’utilité sociale de notre métier d’universitaire comme intellectuel qui contribue aux débats publics du moment. Je participe à cette révolution depuis ses débuts, et je me réjouis de retrouver dans The Conversation ce qui a forgé la vision des fondateurs : faire du savoir un bien commun, sur une base contributive et participative, fondamentalement démocratique.

Dans la lignée des wikimédias. The Conversation nous offre à nous chercheurs le bonus de la “lisibilité”, grâce à la collaboration avec des journalistes de qualité, respectueux de nos travaux. Et je trouve jouissif, à chacune de mes contributions, de découvrir les articles qui sont recommandés à côté des miens, avec quelques épiphanies qui me font découvrir un autre collègue ou bien me transportent dans un autre champ disciplinaire – en clin d’œil aux princes de Serendip ! Alors que je suis préoccupée par les désordres de l’information qui vont croissants et qui affectent aussi les résultats de la recherche, The Conversation me rassure comme un rempart qui se dresse pour affirmer que l’apport de la preuve, sa vérification et la possibilité de sa réfutation ou contradiction restent encore et toujours nos armes de construction massive d’un monde de connaissances partagées. »

Isabelle Barbéris, maître de conférences en arts de la scène, Université Paris Diderot – USPC

« En tant qu’universitaire et chercheuse, j’apprécie de publier dans The Conversation car ce nouveau journal en ligne offre la possibilité d’articuler mes recherches avec une actualité plus large (valorisation, vulgarisation), et de confronter cette recherche avec cette actualité. Mais le plus appréciable concerne l’indépendance de ce média, tant au niveau de la traçabilité des contenus (financements de la recherche) que de la neutralité politique. À une époque de confusion croissante entre savoir et opinion, recherche et militantisme, il est très précieux de pouvoir rendre publics des résultats de recherche sans pré-identification politique, et sans effet de capture. »

Catherine Vidal, neurobiologiste, Institut Pasteur, comité d'éthique de l'Inserm

« Notre époque est celle de l'avènement des technologies numériques et de la mondialisation. Les géants d'Internet ne cessent de proclamer que le développement des technologies est le moteur du changement individuel, social, économique et politique. Des transformations profondes se profilent dans tous les domaines : monde du travail, éducation, santé, recherche…. mais aussi nouvelles armes destructrices, surveillance généralisée, aggravation des inégalités entre les riches et les pauvres. Les uns y voient une promesse de prospérité et les autres une menace sur l'humanité. Alors qui et que croire ? Pas facile pour le grand public de se repérer et se faire une opinion dans ces débats complexes pour des non-spécialistes. Les médias ont un rôle majeur à jouer nous aider à comprendre le monde actuel et celui de demain. Dans le foisonnement des sources d'information, The Conversation est un outil d'exception car tous les grands enjeux de sciences et société y sont abordés, et cela chaque matin ! Dans un même numéro, on peut passer des recherches en technosciences, à l'histoire, à la sociologue et à la politique. Rien de tel pour aiguiser sa curiosité, se cultiver, forger l'esprit critique. Autant d'outils intellectuels indispensables pour veiller activement à préserver le futur des sociétés humaines et de la planète. »

Hugues Poissonnier, professeur d'économie et de management, Grenoble École de Management

« En tant qu’enseignant-chercheur, il me semble aujourd’hui essentiel de contribuer, autant que je le peux, à la diffusion des meilleures et des plus vertueuses pratiques au sein des entreprises et dans la société. Au-delà des performances visées et obtenues, c’est me semble-t-il la manière de les atteindre qui importe, davantage fondée sur la collaboration et la bienveillance. Pour utiles que soient les revues académiques, force est de constater qu’elles requièrent tant d’objectivité de la part des auteurs que les articles deviennent souvent très descriptifs (de la méthodologie, des résultats obtenus…). C’est pourtant la subjectivité assumée qui permet aux auteurs de partager des convictions profondes, fondées sur un vécu plus que sur des faits observés scientifiquement, et qui offre une vision complémentaire à celle qui repose sur la souvent trop seule rigueur scientifique. Souvenons-nous des enseignants qui nous ont marqués dans nos vies. Ils partageaient sans doute cette capacité qu’ont les personnes qui ont compté dans notre parcours de donner leur point de vue, leur vision des choses, en précisant bien qu’à ce moment-là les propos n’engageaient que eux. The Conversation offre un espace de partage d’idées qui permet cette complémentarité entre rigueur académique et échange de convictions qui découlent des recherches, sans « langue de bois ». Les discussions engagées avec les lecteurs, qui fondent l’une des principales spécificités de The Conversation, sont alors l’occasion d’affiner les arguments et les idées qui les sous-tendent. En prenant l’habitude de penser à la diffusion des idées auprès des lecteurs les plus divers, ce que permet The Conversation, le chercheur devient, j’en suis persuadé, meilleur dans son activité de recherche fondamentale débouchant sur des publications académiques davantage susceptibles de « changer le monde. »

Hugo Gaillard, doctorant en Sciences de Gestion et chargé de cours en GRH, Le Mans Université

« Il était temps de proposer aux universitaires une voie/x au chapitre du grand public. Dans la famille de la “médiation scientifique”, de la “vulgarisation” et de la “diffusion”, The Converversation est pour moi, doctorant (en donc pas encore docteur), un véritable moyen de figer mes avancées, de donner mon opinion, de contribuer, par des petits pas, à cette bagarre perpétuelle contre les limites de nos connaissances. The Conversation me permet non seulement de me faire connaître comme “ressource” auprès de mes pairs, mais aussi débloquer de nouveaux terrains : quand la diffusion de la connaissance permet la création de connaissance. The Conversation est bien un acteur clé du monde de la recherche, bras droit des docteurs, et des doctorants. Et que dire des échanges avec les lecteurs-adhérents, passionnés et passionnants, qui permettent toujours de prolonger le questionnement, et pourquoi pas, de faire émerger une nouvelle idée (d'article ou d'autre chose). A l'heure où la question de l'impact de la recherche en gestion est posée, The Conversation apparait comme un levier idéal pour rapprocher la recherche en management des managers, en tant que science qui ne saurait (sur)vivre en déconnexion de son environnement. Un partenariat entre journalistes thématiques et chercheurs pour une (in)formation large, gratuite et de qualité : j'aime à croire que la promesse est tenue. Longue vie à The Conversation. »

Jovana Stanisljevic, professor in International Business, Department People, Organization, Society, Grenoble École de Management (GEM)

« Écrire pour The Conversation a été une expérience incroyable dès le début. Cela m'a permis d'écrire sur des sujets que j'enseigne et de les rendre accessibles et intéressants pour mes étudiants. La grande visibilité de la plate-forme permet à mes articles d'être republiés dans différents journaux et sites Web du monde entier dans différentes langues. En conséquence, j'ai l'occasion de partager mes points de vue sur des sujets choisis avec un large public - des discussions avec d'autres collègues ainsi qu'avec le grand public rendent le débat très enrichissant. Enfin, travailler avec l'équipe de rédacteurs de The Conversation est toujours un vrai plaisir. Ils offrent des conseils constructifs et utiles et un soutien dans le processus de création d'articles, indispensable pour un contenu de bonne qualité. »

Bernard Guilhon, professeur émérite de l’Université d’Aix-Marseille, professeur associé SKEMA Business School

« Le savoir possède deux grandes propriétés. D’une part, c’est un bien collectif qui se construit toujours à partir de ce qui a été déjà accumulé. D’autre part, c’est un bien non rival qu’on peut partager tout en le conservant. The Conversation renforce ces deux aspects d’enrichissement et de partage. De plus, le format est particulièrement bien adapté pour exposer des idées sans barrières, les confronter au réel, les contester et les relativiser. The Conversation est un outil de travail indispensable. »

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