Professeure de linguistique, d'analyse du discours et de didactique du français, Université Libre de Bruxelles

Née en 1967, Laurence Rosier est licenciée et docteure en philosophie et lettres. Elle est professeure de linguistique, d’analyse du discours et de didactique du français à l’Université Libre de Bruxelles. Auteure de nombreux ouvrages, elle a publié plus de soixante articles dans des revues internationales, a organisé et participé à plus de cent colloques internationaux, codirigé de nombreux ouvrages sur des thèmes aussi divers que la ponctuation, le discours comique ou la citation ou encore la langue française sur laquelle elle a coécrit M.A. Paveau, La langue française passions et polémiques, publié chez Vuibert en 2008. Elle a collaboré au Dictionnaire Colette qui vient de paraître cette année (Pléiade) en rédigeant les notices narrateur/monologue intérieur /métalangage.
Spécialiste de la citation, sa thèse publiée sous le titre Le discours rapporté : histoire, théories, pratiques a reçu le prix de l’essai Léopold Rosy de l’Académie belge des langues et lettres. Elle a, sur le même sujet, participé à une vaste entreprise intitulée Mieux enseigner la grammaire, publiée sous la direction de Suzanne Chartrand en 2017, dont elle a co-rédigé le chapitre 13 consacré au Discours rapporté avec Francis Grossmann.
Son Petit traité de l’insulte (rééd en 2009) a connu un vif succès et a donné lieu à un reportage télévisuel (une coproduction RTBF/Canal plus) : Espèce de…l’insulte n’est pas inculte (Pierre-François Gaudry 2015). Elle dirige une revue international de linguistique qu’elle a créée il y a dix ans avec sa collègue Laura Calabrese, Le discours et la langue. Avec son compagnon Christophe Holemans, elle a organisé deux expositions consacrées aux décrottoirs de Bruxelles (Halles saint Géry 2011, ULB 2012) qui a donné lieu à un ouvrage trilingue : Décrottoirs ! publié aux éditions Racine en 2012.
En 2015, elle est commissaire de l’exposition Salope et autres noms d’oiselles qui est montée à l’ULB (avec ULB Culture). Cette exposition consacré à l’insulte au féminin a remporté un succès immédiat : elle a depuis été remontée au théâtre de poche (2016), à la maison de la laicité de Charleroi (2016), à la Sorbonne (mars 2017) et enfin à la maison des sciences de l ‘Homme de Paris en plein contexte de l’affaire Weinstein. Libération, Le Monde, Les Inrocks, Le Figaro, Arte ont mis à la une l’exposition durant le mois d’octobre 2017. Enfin, début novembre 2017 est paru son dernier ouvrage intitulé L’insulte … aux femmes (180°). Laurence Rosier est régulièrement consultée par les médias pour son expertise langagière et féministe. En 2017, elle a écrit les textes de l’ouvrage de la photographe Shirley Hicter, Impertinentes, (Renaissance du livre) sous une forme d’autofiction.
Cet automne 2018, elle a été l’une des commissaires de l’exposition L’Expoporno qui a rencontré un énorme succès public et qui sera remontée à Charleroi au mois de mai 2019.
en 2019 sortira un docu-fiction réalisé par Alexe Poukine Tout ce qui ne tue pas où Laurence Rosier interprète le témoignage d’une jeune femme violée et en 2020, un documentaire réalisé par Léa Clermont Tonnerre, intitulé Misogynie 2.0, dans lequel elle analyse les insultes aux femmes et leur histoire.
En février 2019, elle reçoit le prix de l’enseignement et de l’éducation permanente du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour son ouvrage De l’insulte… aux femmes.

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    Professeure de linguistique, d'analyse du discours et de didactique du français, Université Libre de Bruxelles