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« Sexualités, un regard philosophique » : Ce que les taoïstes ont compris et que nous ne comprenons pas

Féminin et masculin, yin et yang, du plus petit à l’infiniment grand. Pixabay, CC BY-SA

« In extenso », des podcasts en séries pour faire le tour d’un sujet.


Mouvement NoGender, procréation médicalement assistée, gestation pour autrui, et même bébés génétiquement modifiés en Chine, voire transhumanisme… Les sexualités n’ont jamais semblé autant bouleversées qu’aujourd’hui, ni les débats aussi vifs.

Phénoménologie des sexualités : la modernité et la question du sens. Éditions L’Harmattan

Pour le philosophe Laurent Bibard, auteur d’une Phénoménologie des sexualités aux Éditions L’Harmattan, l’évolution de la conception des notions de « féminin » et de « masculin » au travers de l’histoire peut permettre de mieux saisir les enjeux actuels.

Matrice de la vie politique ou encore économique, les sexualités, éclairées tant par les lumières de la pensée occidentale qu’orientale, doivent, selon lui, nous aider à comprendre qui nous sommes et le sens de ce que nous voulons être.

Si la pensée occidentale, décortiquée dans l’épisode précédent, est aujourd’hui, pour le meilleur ou pour le pire, dominante, cela ne saurait, pour Laurent Bibard, occulter les apports des religions orientales. Le taoïsme, notamment, invite à considérer que, nés de la rencontre entre un homme et une femme, nous portons tous en nous le féminin et le masculin, les inséparables yin et yang dont l’entrelacement caractérise autant l’échelle individuelle que l’infiniment grand. Cette dynamique a quelque chose à dire à qui imagine la possibilité d’un contrôle total de notre monde…


Conception, Thibault Lieurade. Production, Romain Pollet.

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