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Cinq choses à savoir sur le harcèlement scolaire

Quand un enfant soufre d'harcèlement à l'école, que faire ?

Cinq choses à savoir sur le harcèlement scolaire

Quand un enfant soufre d'harcèlement à l'école, que faire ?

Le harcèlement est une préoccupation majeure pour les parents qui s’inquiètent pour le bien-être et la sécurité de leurs enfants – à juste titre, car le harcèlement scolaire peut leur rendre la vie infernale. Une enquête réalisée par l’Unicef et l’Observatoire international de la violence à l’école montre que 5 % des élèves de cycle 3 (CE2, CM1, CM2) sont victimes de harcèlement sévère, soit 123 000 élèves sur 2 463 065 écoliers de cycle 3. Si l’on considère le harcèlement modéré à sévère, ce chiffre monte à 12 % des écoliers de cycle 3 soit 295 600 élèves. Le problème est encore plus prégnant chez les enfants défavorisés ou issus des minorités. Mais les enfants qui parviennent à en parler à leurs parents ont plus de chances d’échapper au harcèlement.

Voici 5 façons d’aider vos enfants s’ils rencontrent ce problème à l’école.

1. Identifiez les signes du harcèlement

Les signes du harcèlement peuvent se manifester sous plusieurs formes : l’enfant peut changer de comportement, devenir plus introverti, ne pas vouloir aller à l’école, ou développer un tas de petits problèmes de santé. Si votre enfant vous dit qu’il est victime de harcèlement à l’école, félicitez-le pour son courage et dites-lui qu’il a déjà fait un grand pas vers la résolution du problème.

Écoutez le attentivement et essayez de ne pas perdre votre sang-froid, même si vous êtes contrarié ou fâché. Restez calme et assurez-lui que vous allez l’aider. Demandez-lui sans le brusquer ce qui s’est passé, quelle forme prend le harcèlement, et comment il se sent après ces événements, afin de pouvoir le réconforter et le rassurer.

Même si vous avez envie de prendre la situation en main, essayez d’échafauder des solutions avec votre enfant et demandez-lui ce que vous devriez faire, selon lui.
Le harcèlement peut saper l’estime de soi et la confiance de l’enfant, alors n’hésitez pas à le valoriser ; aidez-le aussi à pratiquer les activités qui l’apaisent. Rappelez-lui sans relâche que vous êtes là pour lui. Il existe également un grand nombre de sites Internet qui peuvent vous aider.

2. Aidez-le à comprendre ce qui se passe

Le harcèlement est souvent défini comme une action répétée et délibérée qui repose sur un rapport de forces. Mais même si le harcèlement n’a eu lieu qu’une fois, le fait que votre enfant vous en parle doit quand même vous alerter.

Parler, un premier pas vers le mieux-être. Shutterstock

Parlez à votre enfant des différentes formes de harcèlement : il ne s’agit pas toujours de menaces ou de blessures physiques, il peut aussi s’agir d’insultes, de mise à l’écart, de propagation de rumeurs, ou du fait de forcer l’autre à faire quelque chose qu’il ne veut pas faire. Expliquez que le harcèlement peut impliquer l’utilisation des médias sociaux (on parle de cyber-harcèlement). Cela les aidera à repérer et à comprendre le harcèlement tout en leur montrant que vous êtes sensible à ce problème.

Il faut aussi encourager les enfants à repérer eux-mêmes le harcèlement, car dans la majorité des cas, il y a des témoins mais ils n’osent pas parler de crainte de devenir victimes de harcèlement, ou parce qu’ils croient que ce n’est pas bien de « cafter ».

3. Ne l'encouragez pas à riposter

Dites à vos enfants qu’il ne vaut mieux pas chercher à riposter de façon agressive. Même si cette réaction semble naturelle, cela n fait qu’envenimer la situation et peut mener votre enfant à être blessé, moqué, ou même puni.

Face au harcèlement, nous devons adopter des approches assertives plutôt que des réactions agressives – ou passives. Dites à vos enfants de s’extirper aussi vite que possible de la situation de harcèlement et de parler à un adulte de toute situation de harcèlement, qu’ils en soient témoin ou victime.

À éviter. Shutterstock

4. Parlez-en

Si votre enfant pense que votre seul soutien ne suffira pas, contactez son école. Avant de le faire, parlez-en avec lui mais ne revenez pas sur votre décision. Même si vous avez envie de dialoguer avec les parents de l’enfant responsable du harcèlement, évitez de le faire, car cela peut avoir des répercussions négatives pour vous comme pour votre enfant. Toutes les écoles britanniques sont censées adopter une politique anti-harcèlement qui précise comment signaler le harcèlement et comment faire si vous y êtes confronté. Demandez à l’école quelle est leur position sur la question, et comment ces règles y sont appliquées.

Associez vous à l’école pour lutter contre le harcèlement. Commencez par en parler avec le maître/la maîtresse de votre enfant, qui pourra ensuite impliquer ses collègues et aider votre enfant en s’appuyant sur le système scolaire. Ensemble, mettez une stratégie en place, en pensant à établir un suivi.

Si votre enfant vous révèle qu’il a été victime de harcèlement, consignez ce qu’il vous confie : qui a fait quoi, qui a dit quoi, à quelle fréquence, à quelles dates. Gardez une copie de tout texto, mail, commentaire sur les réseaux sociaux en rapport avec la situation. Mais donnez aussi une chance à l’école de résoudre le problème, en travaillant avec votre enfant. Si vous avez l’impression que l’école ne se mobilise pas assez, référez-en au professeur principal, au directeur de l’école, à l’académie ou même à l’organisme du gouvernement en charge du harcèlement à l’école.

5. Ne laissez pas le harcèlement nuire à l’éducation de votre enfant

Même si c’est très difficile, n’empêchez pas votre enfant d’aller à l’école : cela pourrait envenimer la situation et pénaliser votre enfant qui ne suivra plus les cours. Quoique vous choisissiez de faire, rappelez-vous qu’une réponse graduée est toujours plus efficace face aux problèmes de harcèlement.

Le harcèlement scolaire est un problème sérieux qui touche aussi la société dans son ensemble. Nous pouvons tous contribuer à faire de l’école un lieu sûr pour les enfants, où ils peuvent apprendre et se développer en toute quiétude.

This article was originally published in English