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Il n'existe pas d'aliments miracles qui guérissent ou préviennent le cancer. Mais une saine alimentation contribue à un meilleur diagnostic. (Shutterstock)

L’alimentation est importante dans la prévention du cancer, et aussi dans son pronostic

Des millions de personnes reçoivent un diagnostic de cancer chaque année. Il s’agit de l’une des premières causes de mortalité dans le monde. Voilà pourquoi la prévention et le traitement de la maladie sont essentiels.

Ainsi, une bonne alimentation, un mode de vie actif, l’arrêt du tabagisme ou une réduction de la consommation d’alcool sont des facteurs qui réduisent le risque de développer un cancer et améliorent son pronostic.

Une alimentation saine est d’une grande importance pour la prévention de nombreux types de cancer. Cependant, il n’existe pas d’aliments miracles qui guérissent ou préviennent le cancer ni d’ingrédients qui le provoquent directement : ce sont nos habitudes alimentaires dans leur ensemble qui réduisent ou augmentent la probabilité de développer la maladie.

Dans cet article, vous constaterez que, de manière générale, les expressions utilisées pour formuler des recommandations sur l’alimentation et le cancer sont au conditionnel. Les mots « semble » ou « pourrait » sont constamment répétés. Cela s’explique par le fait que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et connaître l’impact réel de l’alimentation.

Quelques pistes pour élaborer un menu anti-cancer

Tout d’abord, il est important de maintenir un poids sain :

le surpoids est associé à un risque accru de cancer de la thyroïde, de l’œsophage, du foie, de la vésicule biliaire, du côlon, des reins, du sein, de l’endomètre ou de la prostate. Le surplus de graisse semble également favoriser la formation de métastases, comme pour le cancer du poumon.

Certains aliments aident à le prévenir, notamment ceux riche en fibres (fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes). La présence fréquente de ces aliments au menu est également associée à un risque plus faible d’obésité.

Plus en détail, la consommation de fruits et de légumes réduit les risques de développer plusieurs types de cancer, tels que le cancer de la bouche et de l’œsophage, tandis que les céréales à grains entiers peuvent contribuer à prévenir le cancer colorectal. Outre les fibres, ces aliments contiennent des antioxydants qui peuvent également protéger l’organisme.

En outre, il est conseillé de limiter la consommation d’aliments riches en gras de mauvaise qualité (gras saturés et gras trans), en amidons et en sucre. C’est le cas des aliments ultra-transformés (boissons énergisantes, pizzas industrielles, frites, etc.) et des viandes rouges et transformées (saucisses, saucissons, etc.), qui sont associés à un risque accru de cancer, en particulier colorectal.

En ce qui concerne les différents types de régimes, celui qui fait l’unanimité pour ses bienfaits est le régime méditerranéen, qui semble réduire les risques de développer un cancer du sein ou du côlon. Il se caractérise par l’utilisation d’huile d’olive vierge comme principale source de graisse, une consommation élevée de légumes, de fruits, de céréales à grains entiers, de noix et de légumineuses, une consommation modérée de poisson et de produits laitiers et une faible consommation de viande rouge ou transformée.


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En revanche, un régime alimentaire avec une forte consommation de viande rouge et transformée, de boissons sucrées, d’hydrates de carbone raffinés et d’aliments ultra-transformés augmenterait la probabilité de développer certains cancers.

Le régime méditerranéen semble réduire les risques de cancer du sein et du côlon. Antonina Vlasova/Shutterstock

Le régime alimentaire ne guérit pas, mais il améliore la qualité de vie du patient

Une alimentation équilibrée permettrait donc de réduire le risque de développer un cancer. Une fois la maladie apparue, elle peut, en association avec un traitement médical approprié, contribuer à améliorer le pronostic et la qualité de vie du patient. En outre, elle peut contribuer à atténuer certains effets secondaires des traitements et à réduire le risque d’infections.

Il est fréquent que les patients atteints de cancer souffrent de malnutrition en raison des traitements et de l’évolution de la maladie elle-même. Or, il est très important de couvrir les besoins en énergie et surtout en protéines des patients, afin d’améliorer leur pronostic.

Les protéines contribuent à réparer des tissus qui, chez les patients atteints de cancer, peuvent être gravement endommagés par la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie. Les œufs, les produits laitiers, le poisson, la volaille et les légumineuses sont de bonne source de protéines.

Ces processus de réparation nécessitent également un surplus d’énergie. Lorsque l’apport nécessaire ne peut être atteint, par exemple en raison d’un manque d’appétit, le régime doit inclure des aliments à forte densité énergétique, tels que des fruits secs ou des smoothies. Les céréales complètes peuvent même être substituées aux céréales raffinées en raison de leurs fibres.

Le régime doit ainsi être adapté à l’individu, à ses besoins et à son état. Chez les patients souffrant de nausées et de vomissements, les aliments froids et légers tels que les purées de fruits froides, les yaourts ou les salades de pâtes ou de riz sont généralement bien tolérés. Si le patient éprouve des difficultés à avaler, il peut être utile de réduire les aliments en purée et d’ajouter des épaississants et des gélifiants pour améliorer la texture.

Enfin, il convient de rappeler que si l’alimentation ne guérit pas le cancer, elle en améliore le pronostic et contribue à sa prévention, de sorte que l’investissement dans la recherche doit être une priorité.

This article was originally published in Spanish

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