Menu Close

Dossier : Ces classiques qui continuent d’inspirer l’école

Les éducateurs qui veulent repenser l'école et la pédagogie redécouvrent la modernité des écrits de Condorcet et de Rousseau. Shutterstock

Leurs noms s’affichent au fronton des établissements et leurs textes résonnent encore dans les classes. Si le cadre scolaire se transforme sous l’impulsion des nouvelles technologies, entre autres, les classiques, de Rousseau à Victor Hugo, ou de La Fontaine à Condorcet, tiennent toujours une bonne place dans la formation des élèves. Un anniversaire comme celui de Molière, largement fêté en 2022, nous rappelle combien certaines œuvres voyagent d’une génération à l’autre. Si leur présentation dans les manuels a varié au fil des époques, comme le souligne la chercheuse Isabelle Calleja-Roque (Université de Grenoble Alpes), les personnages de l’Avare, du Bourgeois Gentilhomme et du Malade Imaginaire font toujours rire les élèves.

Mais l’héritage des classiques n’est pas seulement matière à lecture, à récitations ou à explications de textes. Il est aussi source d’inspiration pour les enseignants et les éducateurs qui veulent repenser la pédagogie. Ceux-ci redécouvrent par exemple la modernité de Condorcet, dans ses invitations à éviter la compétition, que nous rappelle le spécialiste en philosophie de l’éducation Eirick Prairat (Université de Lorraine).

À une époque où l’on parle beaucoup de classe en plein air, la parole de Rousseau, vantant l’expérimentation et la confrontation à la nature, rencontre aussi un nouvel écho, interrogeant nos dépendances aux outils numériques, comme l’explique Mazarine Pingeot (Sciences Po Bordeaux), ou certaines images illusoires de la jeunesse, pointées dans le dernier ouvrage de la philosophe Susan Neiman.

Enfin, dans cette sélection d’analyses des auteurs et autrices de The Conversation, Michel Manson (Université Sorbonne Paris-Nord) relit le célèbre passage des Misérables de Victor Hugo sur la poupée de Cosette pour nous montrer comment la forme même du roman peut renouveler et enrichir nos visions de l’enfance

Pourquoi lit-on autant les « Fables » de La Fontaine à l’école ?

Les Loups et les Brebis, Fables de La Fontaine, illustrations d'Auguste Vimar - (Alfred Mame et fils, 1897) Wikimedia Commons

Dans leur parcours du CP au bac, tous les élèves croisent au moins une fois les héros de La Fontaine au gré d’une récitation ou d’une explication de texte. Comment interpréter une telle postérité ?

Comment l'école a façonné l'image de Molière

Molière et Goudouli, par Édouard Debat-Ponsan, peinture exposée au Capitole de Toulouse. Public domain, via Wikimedia Commons

En quoi le Molière enseigné à nos grands-parents n’est-il plus tout à fait le même que celui qu’on présente aux élèves d’aujourd’hui ? Explications à l’occasion des 400 ans de sa naissance.

Enseigner l’autonomie : les leçons de Rousseau face à notre monde en réseau

Un enfant joue dans un foret.
En expérimentant le monde du point de vue de son corps propre, et en y développant sa réflexivité, l'enfant apprend à se connaître lui-même. Thomas Holt / Shutterstock

À l’heure où les algorithmes gouvernent nos vies sociales et où les technologies font écran au monde, ne faudrait-il pas relire les textes de Rousseau concernant l’apprentissage de l’autonomie ?

Ce que Condorcet a encore à nous dire sur l’éducation

Statue de Condorcet, quai Conti, à Paris. Shutterstock

Retour sur la pensée de Condorcet, homme des Lumières, défenseur de l'égalité d'instruction entre filles et garçons.

La poupée de Cosette : quand Victor Hugo soulignait l'importance du jeu pour les enfants

La poupée de Cosette, huile sur toile par Léon-François Comerre, conservé à la mairie de Trélon (Nord). Léon Comerre/Wikimedia Commons

Pour la fameuse scène de Cosette et de sa poupée dans « Les Misérables », Victor Hugo s’est inspiré de son expérience de père de famille et propose une fine analyse psychologique de l’enfance.

Apprendre à « grandir », un combat à mener avec Susan Neiman

Pour grandir, il faut avoir fait l’expérience du « gouffre », ou du « fossé », qui, à la fois, sépare, et unit, le réel et l'idéal. Shutterstock

Dans une société hantée par le jeunisme et l’ombre de Peter Pan, la philosophe Susan Neiman invite à combattre la peur de grandir pour passer du monde de l’illusoire à la réalisation de soi.

Want to write?

Write an article and join a growing community of more than 148,600 academics and researchers from 4,416 institutions.

Register now