Biologiste, directrice de recherche spécialisée dans le vieillissement, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) – Sorbonne Universités

Directrice de Recherche au CNRS
Directrice de l'Unité mixte de recherche CNRS/MNHN 7179

Mes travaux de recherche visent à mieux comprendre les mécanismes sous tendant les processus de vieillissement cérébral, physiologique ou pathologique. Dans ce contexte, compte tenu de la complexité des processus mis en jeu et leur interdépendance, il a été nécessaire de caractériser l’évolution au cours de l’âge des fonctions biologiques à forte valeur adaptative et de valider des paramètres prédictifs des altérations liées au vieillissement avec en perspective des diagnostics utiles à des traitements palliatifs précoces.

C’est sur un modèle primate non humain (le Microcèbe, Microcebus murinus) que j’aborde l’étude des processus du vieillissement en m’appuyant sur une approche intégrative alliant études comportementales, chronobiologiques, métaboliques et neurobiologiques.

Mes travaux se déclinent selon trois questions majeures :
- Comment s’expriment les altérations comportementales avec l’âge ?
- Quelles sont les voies impliquées dans l’apparition de ces déficits ?
- Comment est-il possible d’agir sur ces voies pour restaurer ou retarder les déficits liés à l’âge ?

Parmi les résultats les plus pertinents dans le cadre des études sur le vieillissement cérébral, il a pu être mis en évidence de grandes similarités entre les altérations observées chez le Microcèbe et celles connues chez l’Homme, que ce soient les perturbations rythmiques (diminution d’amplitude des rythmes et fragmentation), les déficits cognitifs (mémoires spatiale et exécutive) mais aussi des altérations cérébrales (atrophie et neuropathologie). Le caractère hétérogène tant sur la gravité des altérations que sur leur temps d’apparition au sein de la population âgée a permis de faire des corrélations entre les différents paramètres et de valider des marqueurs précoces du vieillissement.

Outre les aspects novateurs relatifs à l’apport des approches chronobiologiques et énergétiques dans le vieillissement cérébral, mes résultats ont permis de mettre en relation certains paramètres (cytokines et expression des rythmes, mécanismes énergétiques et longévité), ouvrant des pistes d’interventions restauratrices voire retardatrices des altérations liées à l’âge. De ce fait, des protocoles anti-vieillissement ciblés ont pu être mis en place et ont abouti à des résultats originaux sur la relation entre nutrition et longévité.

Experience

  • –present
    Directrice de recherche, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) – Sorbonne Universités

Honours

Ordre du Mérite