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« À la recherche du bilan invisible de François Hollande… » : conversation avec Romain Pigenel

Romain Pigenel : A la recherche du bilan invisible de François Hollande…

Je ne sais pas pourquoi quand Merci pour ce moment est paru, je ne l’ai pas lu. Pas davantage d’ailleurs je n’ai lu Un président ne devrait pas dire ça… Et pas davantage encore, je ne me suis donc procuré Les leçons du pouvoir de François Hollande. Voilà, faute littéraire avouée est ainsi, je l’espère, à 2 200 000 000 euros pardonnée !

En revanche, j’étais très intéressé de connaître l’avis sur la question de Romain Pigenel, « L’homme qui révolutionne la com’ du gouvernement » pour reprendre le titre de l’article qui lui avait été consacré par les Inrockuptibles

Avec le recul, cette conversation vient « boucler la boucle », puisque ce qui justifiait en 2014 de s’engager dans la voie d’une valorisation de la recherche en gestion, c’était aussi la question de la relation entre politique et sciences de gestion pour revivifier nos sociétés démocratiques.

Quant au bilan de François Hollande – le futur « Hollandréou », comme cela était murmuré dans les carrés presse en 2012 en référence à la crise grecque… – il reste assurément à faire. Parce qu’on aurait tout à gagner de débattre sérieusement du « plan de la troïka » tel qu’actuellement administré aux contribuables et citoyens français. Comme il serait d’ailleurs utile, un jour, de dresser le vrai bilan stratégique et financier du quinquennat Sarkozy. Et ceci pour une raison simple : les ministères des Finances pèsent davantage sur l’avenir des démocraties que ces sujets de société qui occupent nos chaînes d’information, en continu.

Près de deux semaines après la parution de l’ouvrage de l’ancien président, allez savoir pourquoi la psychologie de l’actuel locataire de l’Élysée me fait donc penser au premier rôle d’un film – fameux – de Stanley Kubrick. La façon dont le bilan aura été étouffé par #MacronBFM, #MacronPernautTF1 et #MacronPlenelBourdin (la même semaine !) suffit à me convaincre que l’hypothèse n’est pas idiote. Armé de cet œil managérial neuf, je vais finalement m’attacher d’urgence à lire ces « leçons du pouvoir ».

Et sur ce trait d’humour (noir) politique dont j’assume évidemment, seul, la responsabilité, bonne écoute !

Présentation de Romain Pigenel

Né en 1981 à Nancy, Romain Pigenel, après un baccalauréat scientifique et une classe préparatoire littéraire, intègre l’École normale supérieure pour y mener des études puis des recherches en philosophie des sciences et sciences cognitives. S’engageant parallèlement en politique au Parti socialiste, qu’il réimplante rue d’Ulm, il s’investit en 2007 dans la campagne de Ségolène Royal, à l’occasion de laquelle il rencontre Julien Dray dont il deviendra le collaborateur pendant cinq ans, à l’Assemblée nationale puis à la vice-présidence à la culture de la région île de France.

Développant parallèlement une activité de blogueur politique (Variae, associé à Marianne et au Lab Europe 1), il devient un des spécialistes des usages de communication politique sur le web, ce qui le conduit à diriger la mobilisation militante en ligne pour François Hollande lors des primaires puis de l’élection présidentielle 2012. Il suit alors le nouveau président à l’Élysée en tant que responsable de sa cellule de communication web, avant de rejoindre le Service d’Information du Gouvernement et son nouveau directeur, Christian Gravel, pour occuper la toute nouvelle fonction de directeur adjoint en charge du numérique. Il engage à ce poste une refonte en profondeur de la communication numérique gouvernementale, pour l’imprégner des codes de la culture populaire et (re)nouer avec le grand public.

S’il devait repartir à zéro, Romain Pigenel hésiterait probablement entre les carrières d’éditeur, DJ, maître-tailleur ou producteur de Prince. Aucune de ces pistes, mise à part la dernière, n’est à ce jour totalement écartée. (Source : blog de Romain Pigenel)

L’interview de Romain Pigenel (synthèse)

L’interview de Romain Pigenel (intégrale)