Université de Corse Pascal-Paoli

La revendication universitaire s'exprime dès les débuts de la révolution corse, en 1731. L'Université de Corse ouvre finalement ses portes en 1765 à Corte. Fréquentée par Rousseau et Voltaire, les historiens s'accordent à lui reconnaître la qualité d’ « université des Lumières ». Une chaire d'éthique, qu'on ne trouve dans aucune autre université italienne de l'époque, manifeste l'intention de faire place, à côté de la théologie morale, à une science du bien et du mal éclairée par les seules lumières naturelles. Sa fermeture en 1768 scelle la défaite de la jeune nation corse face aux troupes du roi de France. En 1981, sous l'influence d'une vaste mobilisation populaire, elle rouvre ses portes. Aux difficultés de tous ordres, elle oppose durant des années la motivation sans faille de chacun des membres de la Communauté Universitaire, ce qui lui permet d'aller toujours plus de l'avant. L'université de Corse accueille environ 4 500 étudiants. Autonome depuis le 1er janvier 2009, l'université de Corse a créé sa fondation universitaire - « A Fundazione di l'Università di Corsica » -, présidée par Francine Demichel. En 2011, elle a célébré trente ans d'activité.

Links

Displaying all articles

Jean-Guy Talamoni (à gauche) et Gilles Simeoni (à droite), le 17 décembre, à l'Assemblée de Corse. Pascal Pochard-Casabianca / AFP

Langue corse, diversité linguistique et discriminations

Peut-on s'exprimer en corse à l'Assemblée de l'île ? Un collectif de 25 universitaires français et étrangers défendent le droit à la diversité linguistique.
Jean-Guy Talamoni sourit après son élection à la présidence de l'Assemblée de Corse le 17 décembre à Ajaccio. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

En Corse, la sensation nationaliste

Dirigés par le populaire Gilles Simeoni, les nationalistes ont créé la surprise. Mais leur victoire ne signifie pas que la Corse se dirige forcément vers l'indépendance.

Un an après : un troisième tour à l’ombre du Front national

Le FN bredouille, la droite gagnante et la gauche affaiblie mais pas terrassée : ce sont les principaux enseignements comptables de ces régionales. Mais le tripartisme est la principale nouveauté.
Les partisans du Front national célèbrent leur victoire le 6 décembre au Pontet (Vaucluse) Boris Horvat / AFP

Régionales 2015 : sept situations très contrastées

Arrivé en tête dans 6 régions sur 13, le Front national est en mesure de l'emporter dans au moins deux d'entre elles. C'est bien lui qui apparaît comme le grand gagnant de ce premier tour.
Collectivité Territoriale de Corse à Ajaccio (ancien Grand Hôtel Continental) leecohen / Flickr

En Corse, un scrutin décisif et boudé ?

Les débats institutionnels sont très présents dans la campagne électorale en Corse. Les résultats dessineront le cadre des futures relations de l'ile avec la République.

Research and Expert Database

Authors

More Authors